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Des entrepreneurs soutenus, mais le recrutement problématique

LOÏC DIDELOT (FONDATEUR, PINDO)

«Des entrepreneurs soutenus, mais le recrutement problématique»


Monsieur Didelot, vous présenterez ce mercredi soir, en 6 minutes, votre projet Pindo. Comment le résumer en quelques mots?

«Pindo est une start-up ayant pour but de résoudre un problème fréquemment rencontré ici au Grand-Duché, à savoir la gestion par un individu de ses smartphones. L’un peut-être privé, l’autre business ou encore l’un français, l’autre luxembourgeois ou d’autres combinaisons encore. Le slogan de Pindo est One smartphone is enough. Via nos applications et nos services, nous rassemblons les deux usages business et privés sur un seul smartphone. Cela rejoint le principe du BYOD (bring your own device, ndlr) selon lequel le salarié travaille avec son mobile personnel en échange d’une compensation… et grâce à quelques aménagements. D’un point de vue économique, c’est une situation win win. L’employé peut choisir le type de Smartphone qui lui convient le mieux et l’employeur se trouve débarrassé de la gestion quotidienne d’une flotte d’appareils mobiles qui ont la fâcheuse tendance à se casser ou se perdre.
Notre offre s’adresse essentiellement aux petites et moyennes entreprises. À ce stade, nous sommes en phase beta active. Nous avons signé nos premiers clients qui se proposent de valider le concept et les fonctionnalités de notre application. La commercialisation avec un plan marketing et une force de vente dédiée débutera en septembre.

Ce projet n’est pas le seul que vous menez et d’autres rejoignent ces solutions offertes aux PME.

«Oui. Parallèlement à Pindo et depuis maintenant six ans, je dirige MIXvoip, un service de téléphonie dans le cloud destiné aux PME. Nous sommes le leader méconnu de ce marché au Luxembourg avec environ 500 clients professionnels, PME et PMI. Nous sommes passés de huit à 12 employés en une année sur le site de Sandweiler.
Il y a ensuite Forschung Direkt, qui conduit nos activités de développement logiciel. Elle est basée en Bulgarie.

Cette délocalisation est-elle liée aux coûts de la main-d’œuvre au Luxembourg?

«Kabam et Zynga (deux sociétés américaines actives dans les jeux en réseau quittant le Luxembourg, ndlr) ne sont pas des cas isolés. Le recrutement est notre principal problème. Pas facile de concurrencer l’État pour employer des jeunes luxembourgeois diplômés en informatique ou télécommunication à la sortie de leurs études.
D’autre part, je dois reconnaître qu’au Luxembourg les entrepreneurs sont aidés via des subventions étatiques et intelligemment encadrés par des initiatives telles que Luxinnovation. Il n’en demeure pas moins que le recrutement reste le problème principal que nous rencontrons actuellement. Comme le dit l’expression, il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain. Le Luxembourg reste pour nous une terre de croissance et de développement pour nos activités. Nous avons connu deux années de croissance à 100%, et espérons garder le cap pour les années futures. Il nous faudra compter sur le support des autorités nationales pour rencontrer l’environnement économique propice à notre développement et évidemment, comme pour chaque entreprise, pouvoir bénéficier de capacité financière suffisante pour maintenir le rythme de notre croissance.»